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Please, show me the way.
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[Frank]___« Les écouteurs dans les oreilles, et les mains dans les poches, je marchais d'un pas pressé. Mon regard était fixé sur l'horizon, et sa couleur d'un bleu ciel, sans aucun nuage à sa surface. J'observais les enfants jouer, innocents, et heureux, sans même le savoir, sans même le vouloir. Ils vivaient dans une bulle d'ignorance, connaissant alors un bonheur intense, et qui durerait jusqu'à ce qu'ils se confrontent à la réalité. Assise au bord du trottoir, une jeune fille aux apparences familières, dont les cheveux blonds ondulaient le long de ses hanches, pleurait toute seule, la tête dans ses paumes. Une fois à sa hauteur, j'enlevais les écouteurs de mes tympans, je m'accroupis devant elle, et saisis ses mains, en essuyant les larmes qui les avait mouillées. Elle leva ses yeux perlés vers moi, les sourcils froncés, se demandant qui aurait bien pu interrompre ses pleurs. Je lui souris, et essuya son visage où le maquillage noir s'était étalé. De l'affection se lisait dans ses yeux de couleur égal au ciel, et un sourire vint illuminer sa frimousse.
___- Ne pleure pas ma belle. Allez offre moi un sourire, lui demandais-je, un minuscule petit sourire.
Elle sourit sans même sans rendre compte. Je la remercia en lui déposant un baiser sur la joue, et me relevai. J'abandonnai sa main, et échangeai un dernier regard avec elle, puis retrouvai mon chemin. Mais alors, j'entendis quelqu'un m'interpeller, je me retournai donc, et vit cette même jeune fille, le sourire aux lèvres, à présent debout à la même place.
___- Tu m'as manqué, Frank.
___- Prends soin de toi Julie, lui répondis-je en lui rendant un sourire digne d'elle.
___- Promis.
Elle se détourna de moi, et marcha au loin. Et je repartis dans la direction opposé, appuyant sur "Lecture". Je continuais ma route, jusqu'à ce que j'arrive au coin de la rue, et que j'aperçoive mon chez-moi. A force d'être en tournée, j'avais oublié à quoi ressemblait ma maison. Heureusement, une semaine nous était accordé pour nous reposer, et je comptais bien en faire la surprise à ma futur femme. Celà faisait à présent plus d'un mois que j'étais privé d'elle. J'avançais dans l'allée, puis sonna à la porte, impatient de rencontrer son regard. Des pas résonnèrent de l'autre côté de l'entrée, puis les cliquetis des clés, et enfin la poignée qui se baissait. Ses yeux croisèrent les miens, et un sourire partagé ainsi que des rires animaient nos visages, elle courut dans mes bras, et je pouvais à présent la serrer de tout mon coeur.
___- Oh mon Amour, tu m'as tellement manqué. Tu n'imagines pas combien..., me dit-elle, entre deux ___'_sanglots
___- Et bien me voilà Jamia, Mon Ange, je suis là, rien que pour toi, pour 3 jours, je ne suis rien qu'à toi.
Elle saisit mon visage de ses deux mains, comme pour vérifier que j'étais bien réel, que je n'étais pas qu'une simple illusion, tandis que j'essuyais ces petites larmes. Elle ramena ses lèvres sur les miennes, et je me sentais renaître. Elle m'avait tellement manqué. Je ne voulais cesser de l'embrasser pour rien au monde. C'était le plus beau cadeaux qu'elle pouvait m'offrir que d'être avec moi. Elle ne pouvait s'arrêter de sourire en me regardant, et Dieu seul sait combien j'aimais voir ce visage émerveillé. Elle prit ma main, et me fit entrer dans la maison. Rien n'avait changé, elle avait gardé l'odeur de Jamia que j'adorais tant. Cette dernière me traina sur le canapé, après m'avoir débarrassé de mes affaires, et nous restâmes ainsi toute l'après midi, à se regarder dans le blanc des yeux, à s'embrasser, se câliner, et tout simplement s'aimer.
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J'admirais son visage lisse et son teint fraid, posé sur l'oreiller. Ma main jouait sagement avec ses mèches de cheveux, s'entortilliant autour de mes doigts. Je ne pus m'empêcher de frôler très doucement mes lèvres sur les siennes, mais pas assez apparemment. Ses paupières s'ouvrirent lentement, et elle esquissa un magnifique sourire, que je rendais sans vraiment m'en rendre compte. Elle colla son corps nu contre le mien, et approcha son visage pour me donner un baiser. Son odeur, son sourire, sa voix, ses regards amoureux, sa peau... Tout m'avait manqué.
___- Je t'aime, déclara-t-elle d'une petite voix presque enfantine.
___- Moi aussi Honey... C'est si bon de te retrouver.
Je me pencha sur son corps, et embrassa timidement ses lèvres. Ses mains s'agrippèrent autour de ma nuque, et nos lèvres ne formèrent plus qu'une. Je ne pouvais pas décrire le bonheur qui traversait mon corps rien qu'en l'embrassant, ni les frissons qui parcouraient ma peau, ni cette sensation le long de mon ventre. Je me sentais si bien avec elle. Elle était tout ce que j'avais toujours voulu. Et rien ne m'atteignait lorsqu'elle était près de moi. Mais la réalité repris le dessus lorsque mon portable sonna. Je fis tout d'abord mine de ne rien entendre, mais c'était surement un appel important. Baah... Toutes les bonnes choses ont une fin.
___- Désolée Sweety, je dois répondre.
Je me retournais vers la table de chevet, et pris mon portable. "Appel de Gerard". Je décrochai, et lui demanda ce qui se passait.
___- Tu peux venir au tournant de ChesterBeach ? me demanda-t-il
___- Maintenant ? Pourquoi ?? Tu n'es pas avec...
___- Laisse tomber, me coupa-t-il, lassé.
Bip-Bip-Bip. Merde. A sa voix, j'avais reconnu qu'il avait bu. Je devais le retrouver avant qu'il lui arrive quelque chose. Je me dégageais de la couette et me leva. J'enfilai un boxer, un pantalon, et un tee shirt, puis informa Jamia de mon départ soudain. Elle voulu riposter, mais elle savait que je tenais beaucoup trop à Gee pour le laisser tomber alors qu'il avait besoin de moi. Surtout ces temps çi, où Gerard sobre devenait rare. Je pris en vitesse un Coca et un encas avant de grimper quatre à quatre dans la voiture de Jamia, et de rouler. Je me garai sur le parking de ChesterBeach, et je cherchai du regard l'homme que j'étais venu aider. Je criais son prénom, en espérant - un peu trop - qu'il me réponde. Je marchai ainsi une demi-heure, dans tous les recoins, commençant à désespérer, à me dire qu'il était partit après m'avoir appelé. Le froid laissait place petit à petit à la chaleur de la journée, et la nuit s'installait. Mais c'est là que je le vis, caché par une plus grosse falaise, assis sur une avancée de terre et de pierre, où l'océan grondait quelques mètres plus bas. J'accourus vers lui, posant ma main sur son épaule, mais voyant qu'il ne répondait pas à mes questions, je m'assis à ses côtés. Il tenait fermement sa bouteille dans sa main, et sa clope était dans le coin de ses lèvres, mais n'était pas allumé. Nous restâmes ainsi des minutes, cependant le silence me pesait, et il fallait que j'intervienne.
___- Gee arrêtes...
___- ... Tes conneries, je suis là, patati patata, dit-il en m'imitant. Je t'en pris, pas de ça, t'es pitoyable.
Alors voilà, je me retrouvais avec Gerard bourré, comme face à un mur. Le pire était que je ne pouvais rien faire, rien dire. Chaque mot que je prononçais le faisait rire avec sarcasme, et il s'en servait contre moi par la suite. Je restais bloqué, à le regarder foutre sa vie en l'air, se ruiner, s'enfoncer toujours un petit peu plus. Je voudrais tellement qu'il se confie, qu'il comprenne que je serai éternellement là. J'ai cette boule qui ne cesse de grossir et de s'alourdir dans mon c½ur, et elle ne va pas tarder à exploser. Et je ne pourrais alors pas contrôler mes mots, quitte à le blesser, pour qu'il se rende compte dans la merde dans laquelle il s'est mise. Mais pour l'instant, je restais qu'un meilleur ami inutile, ne sachant que faire, et qui espère qu'un miracle se produise. Oui il avait raison, j'étais pitoyable. Je me retrouvais une fois témoin de son auto-destruction. C'était plus que ridicule. Je devais agir.... Mais que voulez vous faire lorsque votre meilleur ami fait tout pour tomber ?
___- Bon allez, tu n'as plus besoin de moi, je m'en vais ! feignais-je
___- Quoi ? répondit-il, décontenancé.
___- Bah je ne sers à rien là, je vois pas l'intérêt de rester pour te regarder te bourrer la gueule tout seul.
___- NON reste, ordonna-t-il.
___- Donne moi une bonne raison, ripostais-je en me levant.
___- ... Parce que j'aime ta compagnie.
___- Tu mens !!!
___- Je ne t'aurais pas appelé sinon..., avoua-t-il, un mélange de haine et de tristesse dans sa voix.
___- Ecoute moi, soit je te laisse tout seul à te morfondre dans le noir et dans le froid, soit tu balances ta bouteille de Vodka et je te ramène chez toi.
___- Ca sert à rien, j'arrive pas à dormir.
___- Je dormirai avec toi, content ?
___- Qu'est ce qui te prends tout d'un coup ?
___- Si je te le disais, tu ne m'écouterais pas. Allez viens.
Il fronça les sourcils, mais prit tout de même ma main, et se leva en s'en aidant. Je pris violemment sa bouteille et la jeta aussi fort et loin que je pouvais dans l'océan. Il grogna quelques secondes, puis avança devant moi. Je fus étonné de voir qu'il marchait plutôt droit. Pendant le trajet, il restait calme, regardant par la fenêtre la ville qui s'éteignait. De retour chez lui, il se jeta sur son lit, tandis que j'appelai Jamia pour lui dire que je reviendrais le lendemain matin. Je retrouvai Gerard étalé sur son matelas, le visage écrasé dans son oreiller. Je m'accroupis devant lui, et enleva ses mèches de cheveux qui gênaient son visage. Je crus qu'il s'était endormi, jusqu'à ce que j'entende un leger sanglot.
___- Gerard... Regarde moi...
Il leva légèrement la tête, assez pour que je vois son visage baigné de larmes. En vérité, je n'avais jamais vu pleuré Gee. Mon coeur se contracta d'un seul coup, je ressentais sa peine comme si c'était la mienne. Jamais je n'aurais pensé que je pouvais me sentir encore plus mal pour lui. Tout ce que je voulais, à l'instant même, c'était le voir sourire, le voir heureux. Je ne pouvais jamais imaginé une vie dans laquelle il ne ferait pas parti. C'est simple, j'avais besoin de ses rires qui égayaient mes journées, de ces regards attendrissants qui me réconfortaient, de tous ces petits gestes d'amitiés qui faisaient tout... J'avais besoin de lui dans ma vie. Et je veux retrouver ce quotidien à nouveau, où l'alcool n'était qu'occasionnel, et que les pilules n'existaient pas. Cette amitié comptait tellement à mes yeux, plus que ma propre vie. Je donnerais tout pour qu'il trouve son bonheur sur cette Terre. J'aimerais tellement lui dire, mais comment ? Les mots ne voulaient tout simplement pas sortir. J'étais pétrifié à l'intérieur de moi même, devant ses larmes, devant ce malheur qui échappait à son contrôle. La scène à laquelle j'assistais était la pire de toute. J'attrapai sa main, et la serrai le plus fort possible. Je voulais qu'il sente ma présence au delà de ses peines. Les larmes coulaient abondamment, aussi bien lui que moi. Je m'allongea près de lui, et colla son corps au mien. Si je ne savais parler avec des mots, alors je parlerais avec mon corps. Je saisi son visage entre mes deux mains, et je le regarda droit dans les yeux. Ceux ci me rappelaient la jeune fille, Julie. Tous les deux avaient un point commun, ils avaient peur de la vie, peur de l'avenir, de s'engager, et d'avancer. Ils étaient restés dans ce mal être qu'est l'adolescence. Il ne voulaient plus essayer de se battre, de peur de tomber encore et encore. Ils avaient tout simplement arrêté de vivre, pour survivre dans une tristesse mortelle. Mais quelque chose les différenciaient, c'était que Gerard n'était pas seul, et ne le seras plus jamais. Je ne laisserais plus le malheur le toucher une fois de plus. Je me le prometais, je me le jurais. Je me battrais pour lui. Je préférais perdre tout ce que j'avais plutôt que le voir sombrer.
___- Gerard, merde je suis là. Je ferai tout ce qui est possible pour te sortir de là, tu m'entends ?
___- Pourquoi tu t'acharnes comme ça ? demanda-t-il, les sanglots déformant sa voix. Pourquoi tu ne peux pas me laisser ?
___- Parce que tu es mon meilleur ami, et que je veux ton bonheur.
___- Tu ne devrais pas...
Ses yeux se fermèrent, et les larmes cessèrent de couler. Je les essuyais doucement. Le sommeil l'avait emporté loin de toutes ses déceptions, là où les rêves étaient magiques et semblaient réels. Je me levai, et me dirigeai vers la salle de bain, où je fis couler de l'eau sur mon visage. Elle rafraichit ma peau, et je me sentais plus léger, comme si toute la tristesse que j'avais ressenti s'étaient noyé dans tout ce liquide et était parti avec. Je restais quelques minutes, au pas de la porte de la chambre, à le regarder dormir. Puis je me joignis à ses côtés. Je m'endormis difficilement, ne pouvant arrêter mes pensées de crier dans mon esprit. Finalement, c'est en posant ma tête sur son épaule, que je réussis à trouver le sommeil.»
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La voilà la suite.
Elle est assez différente du premier chapitre, enfait, ce dernier était plus comme une introduction.. La où tout se déclenche.
Enfin bref... J'espère que ça vous plaira.
Merci pour tous vos commentaires, encore une fois, ça me fait vraiment trop plaisir.
Le troisième chapitre est terminé.
Xoxo
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